Samedi 21 juin 2014 à 15 h 30 Les voix des Ursulines -Collégiale St-Jean – dans le cadre du 6ème Festival Molière dans tous ses Eclats

PEZENAS - Collégiale  St-Jean Dans le cadre du 6ème Festival Molière dans tous ses Eclats
 Samedi 21 juin 2014 à 15 h 30   Les voix des Ursulines Plain-chant baroque par « Little Ursulines » (ensemble de voix de femmes)
 Direction : Michel Mazet
Chant : Solange Mazet (superius 1), Natacha Denis (superius 2), Sylvie Mariotte (teneur), Myriam Sirventon (alto)
Avec la participation de « Impetuous Cantors »- Sylvain Huet
 Le public est venu nombreux assister à ce magnifique concert des Voix des Ursulines Plain-chant baroque par « Little Ursulines » (ensemble de voix de femmes), qui était consacré aux voix du Temps des Réformes- Chants sacrés de la Renaissance, de Jacques Arcadelt, Martin Luther, Johann Walter, Claude Goudimel, Claude le Jeune, Antoine de Mornable, plain-chant, Giovanni da Palestrina, Andrea Gabrieli, Roland de Lassus, Luis de Vittoria…
La merveilleuse acoustique de la Collégiale a montré toute se plenitude tandis que les voix des chanteurs placés derriere le choeur, entouraient le public de toute part, s’élevant, claires, limpides , cristallines, bouleversantes de pureté, telles des offrandes divines par ce bel après-midi d’été!
Composé de quatre voix de femmes, « Little Ursulines » a été fondé en 2012 dans le but de faire redécouvrir la tradition de plain-chant baroque locale, à partir des livres de chant conservés à Pézenas et tout particulièrement à l’église Ste Ursule. Cette année, l’ensemble étend son répertoire de chant sacré à la renaissance, période où prend forme le plain-chant de la contre-réforme et les grandes polyphonies modernes.

 

 Consultez le site Musique sacrée ancienne à Pézenas

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Les voix du temps des Réformes – Chants sacrés de la Renaissance
lu140621-03Jacques Arcadelt, Martin Luther, Johann Walter, Claude Goudimel, Claude le Jeune, Antoine de Mornable, plain-chant, lu140621Giovanni da Palestrina, Andrea Gabrieli, Roland de Lassus, Luis de Vittoria…
Par « Little Ursulines » *Avec la participation de « Impetuous Cantors »
Direction et accompagnement : Michel MAZET
Le 16ème siècle révèle l’aboutissement d’une Renaissance commencée en Italie un siècle plus tôt.
Réforme protestante, contre-réforme catholique et guerres de religion marquent le règne de François 1er (mort en 1547) et celui de ses successeurs. Mais rien n’entrave le progrès d’une pensée humaniste largement diffusée avec l’imprimerie.
Après un rappel de l’état de la musique sacrée au milieu du 16ème siècle, la musique de la Réforme sera illustrée en suivant l’influence de ses deux courants (luthérien et calviniste), en Allemagne et en France. Les exemples musicaux issus de la Contre-réforme seront puisés dans son foyer romain d’éclosion, et dans son bassin d’expansion, plus européen.
AVANT LE VENT DES REFORMES
Au milieu du 16ème siècle, la musique sacrée se caractérise, en dehors du plain-chant, par deux types de compositions polyphoniques : les messes et les motets. Mais déjà en Allemagne, le succès du lied (issu du chant des Minnesänger) préfigure celui du futur choral.
LES VOIX DE LA REFORME
martinluther-lu140621Pour Martin Luther, la liturgie doit être adaptée et non supprimée : le latin est laissé aux clercs et les fidèles doivent chanter en langue vulgaire. Une grande souplesse est donnée dans l’ordonnancement de la liturgie. Sur les mélodies traditionnelles ou le plain-chant sont adaptées des paroles en langue vulgaire et on compose des cantiques populaires (chants chorals).
Pour Jean Calvin, la liturgie est à dépasser. La musique soutiendra les réunions pieuses, même domestiques ; mais elle doit être édifiante et non pas nuisible à la morale. Au cours du culte, le psaume occupe la première place, d’où l’importance d’une traduction fidèle (Psautier huguenot). A un plan secondaire, sont admises les chansons spirituelles.
LES VOIX DE LA CONTRE-REFORME
leon13-lu140621Le Concile de Trente (1545-1563) accepte la polyphonie mais édicte quelques principes (clarté du texte, non utilisation de thèmes profanes…) qui seront plus ou moins suivis dans la pratique. Il décide surtout une “modernisation” du plain-chant.
Le psautier de Jean Antoine Le Baïf applique les principes de la métrique antique, sans grand succès ; en dehors du plain-chant, les prescriptions du Concile de Trente ralentissent pendant quelques années la production musicale plus qu’elles ne la réforment ; la polyphonie n’a pas été condamnée et la musique instrumentale continue à se développer.
voixdesursulines130807-02L’humanisme puise ses racines dans l’Antiquité gréco-romaine et la pensée judéo-chrétienne : l’être humain attire la curiosité du philosophe et le statut de citoyen est reconnu partout dans le « monde » (i.e. le monde romain) ; la notion de personne (c’est-à-dire celle qui est derrière l’individu ou le citoyen) porte en germe une nouvelle promotion de l’humanisme : chaque homme doit être pris comme un ensemble respectable en soi. C’est le fondement des droits de l’homme.
La Renaissance est le berceau de l’humanisme moderne occidental. Après les guerres de religion, la déchristianisation et la laïcisation de la société, cet humanisme a pris un visage non religieux puis non déiste. La fraternité a cédé la place à la solidarité ; la morale s’efface derrière l’éthique

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