Portraits d’hier

PORTRAITS D’HIER ….de A à Z

 

  • Israël Bédarride

videocimetierejuif

 

14 Novembre 2012 Article sur le Cimetière juif par OKOCAP.COM avec vidéo consultable

 

 

 

Dimanche 2 Juin 2013 Claude Alberge et les responsables des Amis de Pézenas ont fait bénéficier l’Association Montpelliéraine pour un Judaïsme Humaniste et Laïque (AMJHL) d’une visite du quartier juif de Pézenas (Rue de la Juiverie et rue des Litanies)

 

 SUR LES TRACES DU PATRIMOINE JUIF DE PEZENAS (Hérault)

 

 Voir ici un compte-rendu et des photos de Georges Fougerand-Oppenheim

Entrée de la Juiverie

Entrée de la Juiverie

Rue des Litanies à Pézenas

Rue des Litanies à Pézenas

 

 

A l’initiative de René Loubet une plaque a été apposée sur la tombe d’Israél Bedarride ( 1798-1869) bâtonnier de l’ordre des avocats au barreau de Montpellier.

bédarrideplaquesite

 

 

Israël Bédarride (1798, Pézenas.1869, Montpellier)

 

pezenascimetierejuif

 

René LOUBET et Pierre RICHEZ

René LOUBET et Pierre RICHEZ

Cette terre, appelée communément « cimetière juif » fut-elle acquise par les Bédarride ou correspond-t-elle au cimetière du Moyen Age, époque pendant laquelle une importante communauté juive était fixée à Pézenas ?

 

Sur les 5 tombes qui ont été réhabilitées par René Loubet et Pierre Richez, trois ont été reconnues, celles d’Israël, de son épouse, née Avigdor et de leur fils Alfred Gabriel.
Un descendant des Juifs du pape.
  Comme le veut la tradition dans le milieu des juifs comtadins, sa famille a emprunté son nom à Bédarrides, petite ville du Vaucluse, dont elle est originaire.
Réfugiés dans le Comtat Venaissin à la suite des persécutions dont ils étaient l’objet dans la France chrétienne et longtemps cantonnés dans les carrières ghettos, les juifs du pape ont amorcé une une nouvelle diaspora au XVIIIe siècle, à la faveur de la propagation de l’idée de tolérance et du développement des affaires.  Ils sont marchands d’étoffes, de vieux chiffons, de merceries de  toutes sortes et d’animaux de trait et de bât : chevaux, ânes, mules et mulets aux foires de Beaucaire et de Pézenas-Montagnac, les plus importantes de ces rencontres annuelles de marchands, qui perdurent depuis le XIVe siècle.
  A partir des années 1750, ils se fixent peu à peu dans les villes marchandes de la Provence et du  Languedoc. Nïmes et Montpellier abritent les communautés les plus importantes, avec respectivement 370 et 160 ressortissants, surtout après la Révolution de 1789, qui a accéléré le mouvement. En 1808, Béziers ne compte que 22 habitants de confession israëlite, Pézenas 20. Dans cette dernière ville, les Bédarride, originaires de Lisle en Vaucluse (Lisle sur Sorgue) voisinent avec les Roquemartine qui viennent dr’Avignon.. Le 20 pluviose an IX, Iassua Bédarride, âgé de 34 ans, établi à Pézenas depuis une vingtaine d’années(sic) demande l’autorisation de se rendre à Nîmes pour ses affaires. L’année suivante, deux autres Bédarride, Mardochée Isaac et Samuel, âgés respectivement de 17 et 16 ans, sont présents en qualité de commis marchands à la foire de Beaucaire.
Encore mal connu, le milieu parait relativement aisé. Doté d’une intelligence, semble-t-il précoce, Israël, son baccalauréat en poche, « monte », à 14 ans, à Paris.  A 21 ans, le voilà inscrit au barreau comme avocat stagiaire. Il fréquente les esprits avancés de son temps : le chansonnier Béranger, auquel il rend visite dans sa cellule de la prison  Sainte Pélagie, Casimir Périer, le général Foy, Benjamin Constant, sans oublier son ami Adolphe Isaac Crémieux, son aîné de deux ans, venu comme lui du Midi puisque sa famille, elle aussi originaire du  Comtat, s’est établie à Nîmes.
En 1823, il présente devant l’Institut, qui a ouvert un concours, un mémoire sur la  condition des Juifs au moyen Age. Pour quelles raisons demande-t-il, l’année suivante, son inscription au barreau de Montpellier? Il fera carrière en province où lui parviendront les échos des journées de Juillet 1830.
La Révolution de 1830 et l’avènement de Louis Philippe éveillent en lui  l’espoir d’une émancipation prochaine des Juifs. Deux questions préoccupent alors la communauté à laquelle il appartient : la situation d ’infériorité dans laquelle ces derniers sont tenus en raison de leur foi et la pratique discriminatoire du serment « more judaico ». Dans l’une des lettres qu’il lui adresse, Benjamin Constant le rassure sur l’article 6 de la nouvelle charte constitutionnelle, qui vient d’être votée par la nouvelle assemblée.
Sa rédaction,si elle ne reconnaît pas officiellement la religion d’Israël, laisse la porte ouverte au débat. D’ailleurs, la loi de 1831 confirme bientôt l’égalité des religions en accordant un traitement aux rabbins sur le même pied qu’aux pasteurs et prêtres des églises chrétiennes.
Mais il faudra des années de plaidoiries et de correspondances à Adolphe Isaac Crémieux pour que l’obligation faite aux citoyens de confession hébraïque de prêter serment devant leurs autorités religieuses, le « more judaico » encore en vigueur dans les tribunaux des régions de l’Est, soit enfin supprimée.
Tenté par la carrière politique
C »est alors qu’Israël Bédarride fait le choix de son lieu de naissance pour s’engager dans la  vie politique : la quatrième circonscription électorale de Pézenas, qui vient d’être créée par le nouveau régime. A la différence de ses amis parisiens, il ne fait pas profession d’idées républicaines. Il se déclare libéral, partisan du « mouvement » que les autorités gouvernementales ne redoutent pas.  L’administration préfectorale en fait- même son candidat officiel aux élections partielles de février 1834 , destinées à remplacer le capitaine Reboul Coste , élu en juillet 1831 par les libéraux. Mécontent de la mainmise des conservateurs sur les ministères, ce dernier a démissionné. Les familles influentes de la ville, les Coste, Reboul et Mazel se mobilisent en sa faveur contre Eugène de Grasset, le riche propriétaire, candidat du parti légitimiste »
Mais voilà qu’à la veille de l’élection, sans avoir fait campagne, se présente le docteur Haguenot, rejeton d’une illustre famille de professeurs à la faculté de médecine de Montpellier, largement possession-né en terres dans la basse vallée de l’Hérault. En raison d’une trop faible participation : 211 votants sur 650 inscrits -les légitimistes ont boudé la consultation- les résultats du premier tour sont invalidés. Au 17 février, à l’issue d’un troisième tour, Haguenot est élu.
Dans son journal « La revue hebdomadaire », Henri Reboul se console de l’échec de son favori, « ce jeune avocat de Montpellier exerçant avec succès sa profession,; quoique de race et de religion israélite » battu par un jeune médecin, non exerçant, vivant de ses rentes (3)
Toux deux ont sensiblement le même âge -le premier est né en 1798 et le second en 1797- et appartiennent à cette générfation , chez laquelle la Révolution de 1830 fait lever bien des espoirs. Malgré l’échec, Reboul se réjouit de la progression des voix obtenues par son candidat entre les deux tours.
Après tout, il n’ a manqué la majorité que de 39 voix !
Il écrit dans son journal « La revue hebdomadaire » :  « c’est un progrès philosophique bien notable, un grand effort de raison que de ne pas mêler la religion à toutes les affaires. Une chambre des députés n’est pas un concile. Quel est d’ailleurs ce chrétien éclairé qui ne serait pas pénétré de vénération pour cette nation juive, la plus ancienne de toutes celles qui sont en Europe, la plus persévérante dans ses doctrines et dans sa nationalité ? Sous le rapport même religieux peut on oublier cette belle image de Montesquieu nous montrant la petite tige hébraïque d’où sortent les deux branches qui couvrent maintenant l’univers de leur ombre, le christianisme et le mahométisme. »
Mais le conseiller général Puech ne s’y trompe pas : ce sont les légitimistes du candidat Grasset, qui , pour empêcher un Israélite d’accéder au Palais Bourbon, ont voté pour le nouveau candidat gouvernemental. Quand à Israël, il déclare : « Quelques uns, parmi lesquels je me suis trouvé moi même, ont rencontré dans le préjugé religieux une barrière qu’il ne leur a pas été donné de franchir… On a pu voir à cette occasion, au scrutin de ballottage, des bulletins nommant un des candidats, parce qu’il n’était pas juif, excluant l’autre parce que juif. »
Dans le combat pour l’égalité des droits, qui fut celui de toute son existence, Israël tiendra d’ailleurs longtemps rigueur au préfet Floret d’avoir déclaré à l’occasion de cette première joute électorale que « le préjugé religieux était un obstacle insurmontable à son élection (Lettre du sous-préfet au préfet du 30 octobre 1837).
Quelques mois après, aux élections générales de juin, bien qu’appuyé une nouvelle fois par le gouvernement, il n’ a pas plus de succès. Face aux constitutionnels divisés, c’est, cette fois, le candidat légitimiste de Grasset qui est élu.
Trois ans passent et, en 1837, Haguenot remporte de nouvelles élections, dès le premier tour, contre ses deux adversaires : le candidat carliste, de Jacomet, un riche propriétaire de Bessan et Bédarride, représentant de la Gauche dynastique, qui s’étaient accordés sur une alliance en cas de second tour.
Devant ce nouvel échec, Israël décide alors de se retirer de la vie politique, abandonnant le leadership de la représentation de la Gauche à André de Carrion-Nizas, le fils du tribun.
Mais, dix ans plus tard, il est rappelé par ses concitoyens, préoccupés par le tracé de la nouvelle voie ferrée, qui doit relier Marseille à Bordeaux. Passera-t-elle par Agde ou par Pézenas?. La querelle du tracé fait rage. On sait que Bédarride  entretient des relations privilégiées avec les Rotschild, principaux actionnaires de la Compagnie des chemins de fer du Midi, qui a reçu la concession de cette construction .
 En juin 1845, il est donc envoyé en mission à Paris auprès du gouvernement, des chambres et des compagnies de chemins de fer. Au printemps de l’année suivante, il participe encore à une nouvelle délégation de notables conduite par le maire de Pézenas Félix de Juvenel.
Le marquis des Grasset, pourtant champîon de la fidélité aux Borbons, lui donne même son appui lorsque, aux élections législatives d’août 1846, il devient le candidat de la ville contre deux autres candidats étrangers au pays : Edmond Teisserenc, un Polytechnicien, qui a la réputation d’être « un spécialiste du chemin de fer » et un banquier véreux, du nom d’Ardoin, bien décidé à acheter les électeurs.  Mais si Bédarride arrive largement en tête au premier tour, avec 217 voix sur 560, au second,  il ne parvient à augmenter ses résultats que de 17 voix. Ses adversaires ont fait bloc sur le nom de Teisserenc.  Son échec est celui de la ville dont il portait les espoirs. Les dés sont jetés. Le chemin de fer ne passera pas par Pézenas qui entre alors dans l’opposition républicaine.
Israël ne suivra pas ses concitoyens dans cette voie, à la différence de Carrion-Nizas et de Reboul-Coste, qui seront élus députés de la Seconde République. Il ne suivra pas non plus ses jeunes collègues du barreau, tel  Eugène Lisbonne, qui, au lendemain du coup d’État du 2 décembre, seront jetés en prison avant d’être exilés ou assignés à résidence pour s’être opposés à la marche vers l’Empire de Louis Napoléon Bonaparte. Au 4 septembre 1870, Lisbonne sera préfet de l’Hérault, avant de faire une brillante carrière politique. Mais Bédarride est mort depuis quelques mois. Il ne connaîtra pas la république.
Un brillant avocat d’affaires
Abandonnant les joutes électorales, il s’adonne alors pleinement à ses activités professionnelles, en devenant l’un des avocats d’affaires les plus prisés du département. Premier avocat d’origine israélite au barreau de Montpellier, il a ses entrées dans le salons de la ville.
Dans leur notice nécrologique, ses condisciples : Julien Félix, conseiller à la Cour impériale de Rouen, l’avocat Eugène Lisbonne et Henri Delpech, docteur en droit, soulignent moins ses qualités d’orateur que de débatteur. Il semble que son visage , affecté par une légère infirmité, prenne souvent un air mélancolique. Mais avec quelle fougue ne se dresse-t-il pas pour décocher un argument décisif avant la fin de sa plaidoirie. « Cà se plaide !» ne manque-t-il pas de répéter aux étudiants dont il dirige les travaux. Il est à la fois redoutable et redouté à la barre, remarque son disciple Lisbonne. L’âge avançant, atteint par la surdité dès soixante ans, il doit espacer ses interventions, abandonnant la place à son fils Alfred Gabriel, né en 1830, qui sera par ailleurs élu maire de Villeveyrac en 1860 et conseiller d’arrondissement du 3e canton de Montpellier de 1861 à 1867.
Il peut se consacrer plus longtemps à ses études et regroupe dans un ouvrage intitulé « Études sur la législation » les communications que, sa vie durant, il avait faites à la « Revue judiciaire du Midi ». Les unes sont relatives aux affaires, comme le prêt à intérêt, les marchés et les jeux de bourse, le droit commercial dans ses rapports avec le droit civil : le contrat de mariage et le régime dotal, la transmission des biens par succession et la liberté testamentaire, la capacité de disposer et l’incapacité de recevoir, d’autres enfin au droit constitutionnel : la théorie des lois, le caractère constitutif des lois, etc.
« Les longs ouvrages me font peur », écrivait-il à Lisbonne, ajoutant : « Mon cousin d’Aix, qui a enrichi le droit de bientôt vingt volumes (avocat au barreau d’Aix-en-Provence, celui-ci publiera un « Traité  de droit commercial »  qui fera autorité) me reproche aussi de ne pas entreprendre de plus grand labeur ; je lui réponds : dis à une abeille de bâtir une maison, elle te dira : je butine sur les fleurs. Ainsi je suis, je ne suis pas ou, je ne suis plus propre à autre chose. C’est ainsi que « fugaces labuntur anni. »
Ses qualités de juriste seront consacrées lorsque, le 28 novembre 1839, il sera élu, pour la première fois, bâtonnier de l’ordre au barreau de Montpellier.
 La judéité du cœur
L’histoire, la littérature, la philosophie, la  théologie le passionnent tout autant que le droit. Toute sa vie il sera habité par les recherches que, jeune avocat, il menait pour présenter son mémoire devant l’Institut sur la condition des juifs au Moyen Age.
Trente-six ans après, il reprend ce premier travail pour l’enrichir et publie un ouvrage sur « Les Juifs en France, en Italie et en Espagne ». Le président du Tribunal civil de Montpellier, le professeur Grasset, en fait l’éloge dans le quotidien « Le Messager du Midi » du 2 octobre 1859. C’est un travail historique, avec deux cents pages de notes, où théologie et dogme n’ont pas leur place. « Il y a du bénéfice dans ce travail d’un Israélite » conclut-il, en félicitant son collègue « d’instruire ainsi devant le tribunal de l’opinion publique le grand procès de réhabilitation du peuple juif. ». Cet ouvrage connaîtra trois éditions ety sera diffusé en plusieurs langues.
Il faut démythifier la religion d’Israël, débarrasser la mémoire collective de tous les préjugés accumulés depuis des siècles sur la nation « déicide ». Dans « Le guide des égarés »,  Bédarride est un des premiers à découvrir Maîmonide, ce juif du XIIe siècle, apôtre de la tolérance et du libre arbitre, persécuté par les Musulmans, qui ne dut son salut qu’à son exil de Cordoue au Caire. Il faudra attendre plus de trente ans avant que Munk ne traduise ses œuvres en français.
Toujours pour développer la connaissance de la religion d’Israël, Bédarride publie « le Talmud », en 150 pages, « la plus colossale compilation de la législation civile, criminelle, rurale et administrative d’Israël », comme le qualifie Delpech. Les adeptes de la religion d’Israël croient aussi en l’immortalité de l ‘âme. Le pardon et la charité font partie de leurs vertus. Enfin, ils ne sont pas exclusifs ; la liberté de conscience est le bien le plus précieux des hommes.
 Un combat pour l’homme
Le combat pour la judéité est un combat pour l’homme, qui fait progresser les idées de liberté et d’égalité inscrites dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : art 10 : « nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses »
 pezenastombebedarrideIsraël Bédarride fut  le témoin et l’artisan de ce mouvement d’émancipation du peuple juif, longtemps victime de discriminations, accéléré par la Révolution de 1789 et poursuivi, à travers l’Empire et les chartes constitutionnelles de 1814 et de 1830, pendant la première moitié du XIXe siècle.
Avec Adolphe Crémieux, son  aîné de deux ans, qui devait devenir le ministre de la Justice du Gouvernement provisoire de la Seconde République et du gouvernement de 1870-1871, et Eugène Lisbonne, son cadet de vingt ans, son compatriote et disciple, qui devait être élu député puis sénateur de la Troisième, il combattit pour que les Français de confession israélite soient reconnus comme citoyens à part entière.
Mais ce combat pour l’égalité des confessions et la liberté de conscience, il ne le mena pas seulement pour eux, mais pour l’homme.
Il fut enfin un précurseur en posant des questions qui restent d’actualité, comme la torture, la peine de mot -dont il était un farouche adversaire- et les droits des femmes. Rien ne paraissait insurmontable à cet humaniste optimiste dont la vaste culture et expérience conduisaient à l’humilité. « Ça se plaide ! » aimait-il répondre à ceux qui avaient pensé trouver une solution définitive.
La communauté israélite de Montpellier ne disposant ni de synagogue, ni de cimetière, Israël Bédarride fut inhumé auprès de son épouse, née Avigdor, dans une terre dont sa famille était propriétaire au tènement de l’Estang, à Pézenas.
Claude Alberge
Extrait de Histoire de Pézenas par les rues et les places. Editions de la Tour Gile, pages 421 à 428

 

  • Les Grasset à Pézenas  par Henri de Cadolle

grassetinitiales
Jean Grasset, Jean-François de Grasset, Jean-Pierre de Grasset Eugène de Grasset, Henri de Grasset, Charles de Grasset , Jacques de Grasset (1869-1953), Emmanuel de Grasset (1914-1993)

 

 Article L’Ami de Pézenas n°67 décembre 2013 p5-9 par Henri de Cadolle

 

  • Henry Jonnet, maitre de musique, organiste et compositeur (1852-1927)

Henry Jonnet maitre de musique, organiste, compositeur (1852-1927)

Henry Jonnet maitre de musique, organiste, compositeur (1852-1927)

 Jocelyne Fabre, née Tarrillon, son  arrière petite fille vient de nous confier quelques documents relatifs à ce musicien remarquable, né le 18 février 1852 à Pézenas, fils de Marie Françoise Monjeaux, modiste et  de Jean Baptiste Jonnet, musicien.
Au début des années 1840, son père, Jean Baptiste, avait quitté son village natal : Hartmanswiller en Alsace, pour suivre  son maître Augustin Zeiger, originaire de ce même village, appelé à restaurer les orgues de la collégiale Saint Jean de Pézenas.
Il se fixait alors dans notre ville et  devenait l’organiste titulaire de ces dernières jusqu’en 1845. Il demeurait maître de musique avant de décéder en 1882.
En 1870, à l’âge de 18 ans, Henry lui succédait et devait remplir cette fonction pendant plus de quarante ans, jusqu’à la Grande Guerre, qui, en 1917 lui enlevait Jean, son troisième enfant. Il composait à sa mémoire trois Chants séraphiques dont l’un à Notre Dame des Sept Douleurs avec paraphrases poétiques de l’abbé Mauri, chanoine de la collégiale.
Il se livrait aux orgues à de brillantes improvisations et composait de nombreuses œuvres dont une Marche triomphale de Jeanne d’Arc , qui lui valut le premier prix du concours de l’Alliance littéraire et musicale de Toulouse, en 1889.
Des œuvres religieuses, certes,  comme plusieurs Ave Maria, trois O Salutaris, un Ecce panis et  une Cantate à la bienheureuse Louise de Marillac, en hommage respectueux à Sœur Vente, Supérieure de l’hospice de Pézenas, mais aussi une infinité d’ oeuvres profanes pour piano à une, deux ou quatre mains  sur des poèmes de Georges Trézic, de Paul Pujol ou de l’abbé Marboeuf, des mélodies,  des menuets, des tyroliennes, des barcarolles,  des scottish, des polkas, des mazurkas et des valses de salon. Sans oublier les marches comme la marche des Gardes françaises, la marche hongroise  et bien entendu une Marche alsacienne intitulée Erinnerung (Souvenir).
Henry Jonnet est aussi l’auteur de poésies languedociennes en dialecte piscénois qu’il publia en deux recueils sous le titre « Un pau de tout »  à l’imprimerie Richard, éditeur du journal  Le Languedocien en 1891.
Il fut ainsi un auteur prolixe dont l’œuvre mériterait d’être redécouverte par le public grâce à de nouveaux interprètes. Un appel est lancé à tous les musiciens , chanteurs et comédiens  pour organiser un récital en son honneur.

 

 biographie de Jean-Baptiste Massillon Wikipedia

 

  • Harold Kline (?USA-1944 Pézenas)

Harold E. Kline aviateur abattu à Pézenas le 18  Août 1944

Harold E. Kline aviateur abattu à Pézenas le 18 Août 1944

Harold E. Kline aviateur abattu à Pézenas le 18 Août 1944
Le 18 août 1944, à 11 heures 45 du matin, un P 38 Lightning à double fuselage, de fabrication Lookheed, frappé de l’étoile blanche sur fond noir, s’écrasait sur le pioch de Conas, aux portes de la ville de Pézenas. Les deux moteurs Allison de 1725 CV, n’avaient pu réagir aux sollicitations du pilote, sans doute mortellement atteint en vol. Ce dernier, du nom de Harold E. Kline, de nationalité présumée canadienne – en fait, il était citoyen des Etats Unis d’Amérique, n’ a pu sauter. On a découvert son parachute déployé auprès de son corps a demi carbonisé. Ceci se passait trois jours après le débarquement de Provence alors que les troupes d’occupation allemandes tentaient de se dégager du pîège qui leur était tendu, en refluant vers la vallée du Rhône.  Depuis le début du mois de juillet, l’aviation alliée ne cessait de pilonner les points stratégiques, gares et ponts notamment ; le 5, Béziers et Montpellier étaient bombardées, le 12 août, c’était au tour du Grau d’Agde,  de Vias et de toute la côte, de Sète à Port la Nouvelle. A l’appel des sirènes, les 5, 10, 12, 24 juillet, les 2, 6, 7, 8, 11 12, 13, 14 août, la population gagnait les abris ou la campagne environnante. Sur les routes s’étiraient les convois de l’armée allemande en déroute, qui devenaient la proie des avions alliés.
Enterrement de Harold Kline Aviateur 19 Août 1944 à Pézenas photo2 1944-08-19 photo01

Enterrement de Harold Kline Aviateur 19 Août 1944 à Pézenas photo2 1944-08-19 photo01

Jacques LEROUX a communiqué le rapport du lieutenant Gérard. E. Dodson, qui accompagne Kline, en pilotant l’appareil numéro 4, dans lequel il indique  :
« Le 18 août 1944, notre escadrille a décollé d’Aghione en Corse, en formation de 4 appareils pour une mission de bombardement et de harcèlement sur Toulouse (France ). La formation a bombardé deux ponts à Avignon et a procédé au mitraillage en cible à l’ouest de Toulouse. Le lieutenant Kline pilotait ler  « Red Three » (Trois Rouge) et j’étais à ses côtés en position 4. Nous avons repéré un convoi sur une grande route entre Lodève et le Caylar (France). Après avoir mitraillé en escadrille le convoi de camions, nous somme partis, le lieutenant Kline et moi même, pour harceler un camion à environ 32 kilomètres du convoi mentionné, vers le nord-ouest.
Après avoir mitraillé le camion, nous sommes revenus vers le convoi mentionné ci-dessus. Je n’avais plus de munitions et demeurais comme couverture, à mille pieds au dessus de Kline, qui piqua pour harceler les derniers camions qui ne brûlaient pas. Tandis qu’il s’éloignait après son mitraillage, son moteur gauche se mit à fumer et prit feu. Il semblait cependant essayer de maintenir son altitude, quand il se mit sur le dos et toucha le sol pour exploser aussitôt. Son altitude avant retournement était d’environ 500 pieds.  Je ne crois pas que le lieutenant Kline ait survécu à l’accident. Il était alors 11 heures 45. »
Enterrement de Harold E. Kline aviateur 19 Août 1944 à Pézenas photo2

Enterrement de Harold E. Kline aviateur 19 Août 1944 à Pézenas photo2

Le lendemain 19 aout, à 11 heures, toute la ville rend un dernier hommage au soldat allié, alors qu’elle est encore occupée. Raoul Peuchot, le maire nommé par le gouvernement de Vichy, conduit le deuil, accompagné par quelques membres de son conseil municipal, tandis que les Résistants des Forces Françaises de l’Intérieur encadrent le corbillard, couvert de fleurs et se dispersent dans la foule.  On voit même une poignée de soldats allemands se lever pour saluer militairement.
La semaine qui suit et précède la libération de la ville est fertile en évènements. Le dimanche 20 août, les soldats allemands en fuite font main basse sur tous les moyens de locomotion qu’ils peuvent trouver : chevaux et vélocipèdes.  Le lendemain, le maire appelle la population à se rassembler à la cave coopérative. Pour éviter que les Allemands sur le départ fassent exploser les wagons de poudre qui stationnent au devant la gare, les caisses seront ouvertes une à une et la poudre répandue sur le sol.
Quatre cents personnes se présentent. Elles seront toutes brûlées à des degrés divers par la combustion subite de 73.500 kilos de poudre. Le lendemain, 22 août, le maire, contraint de donner sa démission, est remplacé par l’ancien maire Jean Bène. La fête est fixée au dimanche suivant, 27 août : elle aura lieu dans une ville pavoisée où les cloches sonnent à toutes volées.
Extrait de : Claude Alberge. Histoire de Pézenas par les rues et les places. Editions de la Tour Gile. pp 377-379

 

Lundi 18 Août 2014 à 11h45, Monument aux Morts de Pézenas
Alain Vogel-Singer, Maire de Pézenas  et le Conseil Municipal, Myriam Sirventon, Présidente des Amis de Pézenas, Les Associations Patriotiques Piscénoises avaient  organisé une cérémonie sur deux jours pour honorer la mémoire du Lieutenant Harold KLINE, aviateur américain, décédé sur le territoire de la commune de Pézenas le 18 Août 1944.
Le lundi 18 Août 2014, Une gerbe a été déposée et le nom d’Harold Kline a été inscrit sur le monuments aux morts de la Ville de Pézenas, venant ainsi s’ajouter aux noms de tous les piscénois qui ont sacrifié leur vie pour participer à la libération de notre pays. Le Mardi 19 Août 2014, un service religieux œcuménique a été célébré à l’Eglise Sainte-Ursule. Un hommage au Carré militaire du cimetière a suivi,  au cours duquel la plaque de marbre restaurée qui avait été offerte par les Amis de Pézenas a été placée au pied du monument aux morts du cimetière. 

klineharoldsouvenir140818-01 klineharoldsouvenir140818-02 klineharoldsouvenir140818-03 klineharoldsouvenir140818-04 klineharoldsouvenir140818-06 klineharoldsouvenir140818-07 klineharoldsouvenir140818-10 klineharoldsouvenir140818-11 klineharoldsouvenir140818-08 klineharoldsouvenir140818-13 klineharoldsouvenir140818-14 klineharoldsouvenir140818-09 klineharoldsouvenir140818-15 klineharoldsouvenir140818-16 klineharoldsouvenir140818-17 klineharoldsouvenir140818-18 klineharoldsouvenir140818-19 klineharoldsouvenir140819-01 klineharoldsouvenir140819-02 klineharoldsouvenir140819-03 klineharoldsouvenir140819-04 klineharoldsouvenir140819-05 klineharoldsouvenir140819-06 klineharoldsouvenir140819-07 klineharoldsouvenir140819-08 klineharoldsouvenir140819-09 klineharoldsouvenir140819-10 klineharoldsouvenir140819-11 klineharoldsouvenir140819-12Photos Paul Blanchet

 

Mardi 19 septembre 2017 -11 h Cérémonie en présence de son cousin, à la mémoire du lieutenant Harodl Kline, tombé le 18 juillet 1944, au pioch de Conas, jeune citoyen des Etats Unis d’Amérique qui donna sa vie pour notre liberté.

 

170919-ceremonie-harold-kline (3) DSC_4826 DSC_4827 DSC_4829 DSC_4844 DSC_4861 DSC_4875 DSC_4876 DSC_4882 DSC_4883 DSC_4884 DSC_4887 DSC_4890 DSC_4891 DSC_4892 DSC_4898 DSC_4899 DSC_4901 DSC_4903 DSC_4906 DSC_4907 DSC_4908 DSC_4911 DSC_4912 DSC_4915 DSC_4919 DSC_4921 DSC_4923 DSC_4924 DSC_4926 DSC_4928 DSC_4935 DSC_4939 DSC_4942 DSC_4943 DSC_4954 DSC_4955

 

 

 

 

(photos de Paul Blanchet )

 

  • 170919adp-monument-kline-00 170919adp-monument-kline-01 170919adp-monument-kline-02 170919adp-monument-kline-03 170919adp-monument-kline-04 170919adp-monument-kline-05 170919adp-monument-kline-06 170919adp-monument-kline-07 170919adp-monument-kline-08 170919adp-monument-kline-10

 

 

 

 

 

 

 

170919adp-cimetiere-kline-00 170919adp-cimetiere-klien-01 170919adp-cimetiere-kline-02 170919adp-cimetiere-kline-03 170919adp-cimetiere-kline-04

 

La famille du lieutenant Harold Kline, tombé le 18 juillet 1944, au pioch de Conas, jeune citoyen des Etats Unis d’Amérique qui donna sa vie pour notre liberté, a visité la Ville de Pézenas en compagnie des Amis de Pézenas et des élus : Eglise Ste Ursule et le Musée

170919adp-steursule-kline-00 170919adp-steursule-kline-01 170919adp-steursule-kline-02 170919adp-steursule-kline-03

 

 

 

 

170919adp-musee-kline-01 170919adp-musee-kline-02 170919adp-musee-kline-03 170919adp-musee-kline-04 170919adp-musee-kline-05 170919adp-musee-kline-06 170919adp-musee-kline-07

 

 

 

 

 

 

  • Jean-Baptiste Massillon Hyères, 1663. Beauregard-l’Evêque (Puy de Dôme), 1742

massillonjbJean Baptiste Massillon aurait 350 ans cette année (2013) . Il a donné son nom à l’une des rues de notre ville desservant l’ancien collège, où il y fut le régent des classes de cinquième et de quatrième en 1684 et 1685, avant de devenir évêque de Clermont en Auvergne et de prononcer l’oraison funèbre de Louis XIV. (Dieu seul est grand mes frères…)
Il était né à Hyères en 1663. La Société hyéroise d’histoire et d’archéologie et l’Académie du Var organisent à cette occasion une exposition et un colloque qui se déroulera en novembre prochain. Nous avons accompagné Hubert François, son épouse et leurs amis hyérois à travers les lieux qu’ il fréquenta : l’ancien collège et les églises de Conas et de Lézignan-la- Cèbe, où la tradition veut qu’il ait prononcé ses premiers sermons.
Les régents du collège et des séminaires de l’Oratoire de Pézenas étaient pour la plupart originaires du diocèse d’Agde, nés à Pézenas pour leur grande majorité ou dans d’autres lieux du diocèse. Xavier Azéma en recense 61 entrés à l’Oratoire de 1625 à 1785 ; la plupart sont fils de bourgeois, d’hommes de loi, de négociants et de commerçants.
Pour défendre leur pensionnat, fermé sur ordre de l’évêque, les consuls mettent en avant la qualité des maîtres qui enseignent ou ont enseigné dans cet établissement. Ils citent à cette occasion les plus illustres : le père Thomassin, qui fut un des premiers supérieurs, Cabassut, régent de philosophie, François de Plantade, qui occupa successivement les classes de seconde et de rhétorique et deux jeunes régents qui devaient devenir évêques : Mascaron à Agen puis à Meaux, Massillon à Clermont d’Auvergne.
Le séjour de Jean Baptiste Massillon à Pézenas fut bref, puisqu’il ne dura que deux ans, de 1684 à 1685. Il y fut régent des classes de cinquième puis de quatrième, avant d’être appelé comme suppléant au collège de Marseille.
La tradition veut que ce prédicateur, que Voltaire considérait comme le plus grand de tous les temps, se soit exercé à l’art oratoire dans les églises rurales de Conas et de Lézignan-la-Cèbe.
Mais il n’avait alors que 21 ans ; ce n’est que bien plus tard qu’il deviendra célèbre en publiant un « Carême de l’Oratoire » et en prononçant l’oraison funèbre de quelques Grands comme François Louis, prince de Conti, seigneur de Pézenas, en 1709, le Grand Régent et le roi Louis XIV lui même. « Dieu seul est grand, mes frères ! » lançait-il alors à son auditoire . Les prédications de Massillon, devenu évêque de Clermont en 1717, devant le jeune Louis XV, publiées sous le titre de « Petit Carême » ajoutèrent à sa renommée. En 1911, une délibération du conseil municipal de la ville de Pézenas donna son nom à la rue des Ecoles, ancienne rue Garo- Garo.

Extrait de Claude Alberge. Histoire de Pézenas par les rues et les places. Editions de la Tour Gile, 2004. p 130-131

Nous en saurons davantage à l’issue du colloque organisé par la Société archéologique et historique d’Hyères en novembre prochain.

1663 – 2013

A l’occasion de la commémoration nationale du 350ème  anniversaire de la naissance à Hyères de Jean-Baptiste MASSILLON, la Société Hyèroise d’Histoire et Archéologie, en collaboration avec l’Académie du Var et avec le soutien de la Municipalité de la Ville d’Hyères, organise un colloque le jeudi 14 novembre 2013 au Forum du Casino. Interviendront les participants suivants, selon le programme joint:

- Yves BORRINI, comédien, metteur en scène, membre de l’Académie du Var.
- Gilbert BUTI, docteur en histoire, professeur des universités, membre de l’Académie du Var.
- Mario CANTINELLI, agrégé de l’Université, membre de la SHHA.
- Hubert FRANCOIS, président de la SHHA, membre de l’Académie du Var.
- Jean LEMAIRE, docteur en médecine, administrateur de la SHHA.
- Eléonore MAROT DE LASSAUZAIE, écrivain, docteur ès lettres, membre de l’Académie du Var.
- Trisha MERCHANT, représentant de la ville de Massillon (Ohio)
- Benoît MORADEI, prêtre oratorien de la Congrégation de Saint-Philippe de Néri.
- Yves STALLONI, agrégé de l’Université, docteur ès lettres, membre de l’Académie du Var.

 Programme détaillé du Colloque

 biographie de Jean-Baptiste Massillon Wikipedia

  • Louis PAULHAN (1883-1963)

Année 2010 – Exposition  Hommage à LOUIS PAULHAN l’homme vent : histoire d’un piscénois, pionnier de l’aviation (1883-1963)

 

Louis PAULHAN piscénois pionnier de l'aviation (1883-1963)
Louis PAULHAN piscénois pionnier de l’aviation (1883-1963)

 

  CLIQUEZ ICI POUR CONNAÎTRE LA BIOGRAPHIE LOUIS PAULHAN EXTRAITS WIKIPEDIA
Né à Pézenas, Louis Paulhan se passionne durant son adolescence pour les maquettes d’avions. À cette époque, l’aviation en est à ses balbutiements et les avions sont encore en bois et en papier. En 1908, alors qu’il effectue son service militaire dans le génie à Chalais-Meudon, il est l’un des deux gagnants du concours de maquette organisé par le Colonel Renard, il gagne le premier prix : un avion grandeur nature, un Voisin, mais non motorisé. Grâce à ses amis, il lui adjoint un moteur.
le 15 juillet 1909 participe au premier meeting aérien au monde au champ d’aviation de la Brayelle près de Douai et bat le record de hauteur avec 150 mètres.
Avec cet appareil, il apprend à piloter et obtient le 10e brevet de pilote1, juste après les pionniers comme Blériot, Farman ou Latham. Sur différents avions, il remporte de nombreux records à travers la France, il sera notamment le bref détenteur des records de distance et de durée avec 131 kilomètres parcourus en 2 h 43. Ayant constitué une équipe comprenant Didier Masson, il multiplie les meetings aériens et les compétitions, voyageant en Angleterre puis aux Etats unis.  En janvier 1910, invité expressément, il remporte le 1er meeting aérien international de Los Angeles au cours duquel lequel il bat le record du monde d’altitude (1209 m). C’est là qu’il y rencontre un « inconnu », un certain William Edward Boeing, à qui il ne donnera pas le baptême de l’air car, non prioritaire dans le carnet face aux notables californiens et de partout ailleurs.
voir article DE Udo KIRCHNER  dans HERAULT TRIBUNE 23-04-2010
« De tous les précurseurs, Louis Paulhan fut l’un des très rares à avoir su maîtriser la machine à voler sous tous ses aspects : mécanicien sur dirigeables, fabricant de modèles réduits, audacieux pilote, vedette des premiers meetings, fondateur de la première école de pilotage d’hydravions, il sera le constructeur d’appareils nouveaux, des premiers hydravions jusqu’aux malheureux Dewoitines, à la veille de la Seconde guerre mondiale . Pézenas, qui le vit naître en 1883, se devait d’honorer sa mémoire à l’occasion du Centenaire du vol Londres-Manchester…/… »

 

 TEXTE DU COMITÉ POUR LA MÉMOIRE DE LOUIS PAULHAN

paulhanlivretexposite

 

Journal de l’exposition Louis Paulhan
Novembre 2015 – Centenaire de la campagne de Serbie dans laquelle s’est illustré Louis Paulhan , un des commandants de l’escadrille française MF 99 S ( 2 victoires au-dessus de Belgrade à son actif).
Lors de la retraite de nos troupes Louis Paulhan évacuera dans des conditions épouvantables le Lt Milan Ratislav Stefanik – incapable de piloter son avion-vers un bâtiment italien sur la côte albanaise , le sauvant d’une mort certaine . A ce jour cette évacuation sanitare aérienne est considéée comme la première au monde . Pour mémoire M.Stefanik dont la statue se dresse à …Paulhan est l’un des fondateurs de la République tchécoslovaque , ministre de la Guerre , héros national en Slovaquie , général naturalisé Français .
L’ Ambassade de Slovaquie en France vient d’offrir à la Ville de Paulhan la rénovation de sa statue inaugurée le 11/11 à 11H30 . Profitant de sa venue à Paulhan , M.L’Ambassadeur de Slovaquie viendra à Pézenas, à l’invitation des Amis de Pézenas, déposer une gerbe et se recueillir devant la tombe de Louis Paulhan en reconnaissance de son geste salvateur effectué le 22 novembre 1915 .

adphommage151111-01 adphommage151111-02adphommage151111-03 adphommage151111-04 adphommage151111-05 adphommage151111-06 adphommage151111-07 adphommage151111-08 adphommage151111-09 adphommage151111-10 adphommage151111-11 adphommage151111-12 adphommage151111-13 adphommage151111-14 adphommage151111-15 adphommage151111-16

-Le Mardi 10/11 à 18h , Salle Georges Brassens à Paulhan ( face à la Salle des Fêtes, l’ancienne école) :

Conférence du Dr Borel « Il y a 100 ans « l’épopée serbe »,(apparenté à Louis Paulhan et membre des Amis de Pézenas) à l’invitation de l’Association paulhanaise autour de Milan Stefanik » .
M.Michel Aubouy, petit-neveu de Louis Paulhan sera présent ainsi que Madame Manet ,seule parmi nous à avoir connu ce dernier et une délégation de Serbie à l’origine d’un Mémorial à la gloire de l’Esacdrille française .
Le thème de la conférence  » Louis Paulhan au côté de Milan Stefanik, il y a 100 ans. » portera sur la campagne de Serbie et en particulier l’épisode du sauvetage .

-Le Mercredi 11/11 en marge des cérémonies militaires, aura lieu

au cimetière de Pézenas

2 temps forts organisés par le Amis de Pézenas et la Ville de Pézenas :
A 10h recueillement devant la tombe du Lt Barral d’Arène , pilote piscénois mort au combat en 1917 en présence de sa famille et des apparentés de Louis Paulhan .
Allocution ,dépôt de gerbes (Amis de Pézenas/ville), minute de silence .
A 10h30 devant la tombe de Louis Paulhan , double hommage Serbo-Slovaque avec la venue de M. L’Ambassadeur de Slovaquie et des délégués serbes .
En présence des apparentés de Louis Paulhan , de Mmes Farman et Manet ainsi que des autorités civiles et Amis de Pézenas . Allocution de P.Borel , dépose de gerbes et de terre de Palanka /Smederveska , aérodrome où était basée l’escadrille . Minute de silence et dispersion.

à Paulhan

A 11h30 dévoilement de la statue rénovée de Milan, R. Stefanik par Mrs L’Ambassadeur de Slovaquie .
Le Maire de Paulhan, entourés des autorités civiles et militaires, d’une délégation slovaque du village natal de Stefanik, du Président de l’Association paulhanaies autour de M.R Stefanik , des apparentés de L.Paulhan , de la délégation serbe, Mmes Farman ,Manet et de tous ceux des Amis de Pézenas qui voudront bien se joindre à la cérémonie .

-Le Jeudi 12/11 A 16h au Théâtre de Pézenas , à l’initiative des Amis de Pézenas et avec le concours de la Ville .

Double Conférence :  » 2 aviateurs piscénois dans la Grande Guerre , L.Paulhan/Lt Barral d’Arène  » par Henri de Cadolle (neveu de ce dernier) et le Dr Borel qui présentera « Louis Paulhan,l’Aigle blanc de Serbie »
A l’issue de la conférence auThéâtre de Pézenas , remise de la médaille de la Ville de Pézenas aux apparentés de Louis Paulhan en cette année du centenaire de ses exploits sur le Front serbe et à Predrag Tobica qui représentera la ville de Palanka où il est l’initiateur du Mémorial à l’Escadrille où Paulhan s’est illustré .

adpconfpaulhan151112-01 adpconfpaulhan151112-05 adpconfpaulhan151112-06 adpconfpaulhan151112-07 adpconfpaulhan151112-12 adpconfpaulhan151112-14

 

 

 

 Voir article Midi Libre Béziers du 14-11-2015

A 9 m de haut sur un mât cette structure du Maurice Farman qui équipait l’escadrille est un message d’amour à la France ! plus cocardier on n’aurait pas osé !!! Les couleurs choisies l’ont été car volontairement à côté d’un groupe scolaire pour transmettre la mémoire aux jeunes générations , il ne fallait pas d’après eux du funèbre ou trop métallique .
La couleur mauve est par hasard celle de Pézenas !!!

paulhanstructuremarcfarmanpaulhanstefanicLouis Paulhan à côté de Milan Rastilav Stefanik. »

adp151111paulhanmidilibre151114

 

 

 

 

  • Jean Pillement (1728-1808)

pillementjeanpaysmontagnerivierePeintre de paysages et de marines, auteur de recueils d’ornements floraux et de chinoiseries, Jean Pillement (1), contemporain de Fragonard et de Hubert Robert, est né à Lyon le 24 mai 1728 (2).  Il est issu d’une dynastie de peintres d’origine Lorraine dont une branche s’installe à Lyon dans le dernier quart du XVIIe siècle. Paul Pillement, son père, est un habille ornemaniste, comme son oncle, Philippe Pillement, localisé en 1719 à Saint-Petersbourg  où il exécute des décors peints d’arabesques dans le goût Watteau et dirige l’atelier de dessin de la Manufacture de tapisserie. Dix ans plus tard, les deux frères sont à Lisbonne, donnant certainement des modèles pour l’Arsenal de la ville et la nouvelle Manufacture de soie créée par Jean V du Portugal en 1732. ../…

…/…Si son retour en France est généralement daté de 1789, quelques indices militent pour l’année 1788, voire 1787. Quoi qu’il en soit, Pillement, accompagné de sa  nièce,  a rejoint Pézenas (3). Tout porte à croire que sa soeur Louise, mariée à un marchand de Pézenas, soit à l’origine de cette venue. Ce sont d’abord les riches familles de Pézenas qui le demandent, suivies par les amateurs languedociens que son ami Jacques Gamelin lui présente. En quête de nouveaux amateurs, Pillement se rend en 1789 à la célèbre Foire de Beaucaire, à Narbonne chez Gamelin, et à Lyon comme l’indique un dessin signé, daté et situé. En 1790 il traverse le Languedoc, passe à nouveau par Narbonne, Toulouse, et rejoint Bordeaux à la fin du mois d’août. Il y retourne en 1791, et rencontre le peintre François Lonsing, l’ami de Jacques Gamelin. Sur la foi d’un autre dessin,  il est aussi localisé à Lyon en 1794…./….

1- Les parents de l’enfant lui ont choisi comme saint patron, Jean Baptiste, et non Jean l’Evangéliste, et c’est en juin, et non en novembre, qu’on lui souhaitait sa fête. Par convention nous l’appellerons ici Jean Pillement, du nom de sa signature.

2 – On se reportera pour la biographie à Maria Gordon Smith, Pillement, ed. Irsa, Cracovie, 2005, ainsi qu’à la « Chronologie » que nous avons établie dans cat. exp. Jean Pillement paysagiste du XVIIIe siècle, Béziers, musée des Beaux-Arts, 2003, pp. 55-58.

3 – Les sources biographiques et bibliographiques sur Pillement à Pézenas et en Languedoc figurent dans Laurent Félix «Jean Baptiste Pillement. Un peintre de paysages dans l’Hérault à la fin du XVIIIe siècle »,  Etudes Héraultaises, n° 30-32, 2001, pp. 129-146.

 Biographie de Jean Pillement par Laurent Félix