Portraits d’aujourd’hui

Portraits d’Aujourd’hui…de A à Z

 

 

  • Atelier chez embroderie chez EVE- MARIE BOINAY

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 ADP Bulletin 71 décembre 2014 p23 Eve-Marie Boinay par Nicole Cordesse

 

 

 

 

 

  • Marie-Pierre BONNIOL ou la technique de l’émail peint L’Art du Feu- Emaux sur cuivre. 16, rue Mercière Bonniol. mariepierre@hotmail.fr

adp83-2017-12-p20 adp83-2017-12-p20-moliere-email-bonniolElle est l’une des plus anciennes artisanes d’art, en place depuis 1985. Quand elle sort de son atelier, 16 rue Mercière, elle a vue sur la Maison des métiers d’arts. Elle y expose d’ailleurs quelquefois. Elle s’est formée auprès de Boris Veisbrot, maitre émailleur à Limoges. Sa technique, placer de l’émail sur du cuivre et ensuite y poser un décor. Voilà le travail de Marie-Pierre. Qui demande trois cuissons successives, la première applique la pâte émaillée, la deuxième adp83-2017-12-p20-email-bonniolfixe le dessin, et enfin la troisième en parfait la coloration. Ce travail, réalisé sur de petits formats, nécessite une grande rigueur. Dans ce savoir-faire intervient évidemment la création artistique, l’important étant le décor et c’est le décor qui fait l’originalité de l’oeuvre. L’artisane ne manque ni de sources ni d’imagination. Elle accommode à sa façon… A sa façon, elle invite les mythes, la littérature, les arts, l’architecture : si la Commedia del Arte lui suggère un Arlequin bondissant, elle aime la préciosité des siècles passés avec leurs élégantes et leurs dévots. Les Sganarelle ou Tartuffe de Molière, le joyeux bestiaire de La Fontaine, les scènes de Jacques Callot, de Lewis Carroll, tout un monde multiple, accroché aux murs, entoure sur sa table de travail, la dernière création en cours. Le tracé à la plume est poétique, humoristique, satirique. La finesse du trait et la sensibilité de Marie Pierre font sa réussite. Appréciée par les touristes qui emportent un souvenir de leur passage. Bien connue des Piscénois qui lui demandent une création personnalisée pour marquer artistiquement des naissances, des anniversaires, des fêtes de Noël.
(extrait de l’article de Nicole Cordesse paru au bulletin décembre 2017 – voir article in extenso ci-dessous)
 ADP Bulletin 83 décembre 2017 p 20 Marie-Pierre Bonniol par Nicole Cordesse

 

 

  • ANNIE BOULIS  Sur le chemin d’Annie Boullis

boullis-annieN’ayant jamais courtisé les trompettes de la renommée, elle s’étonne qu’on veuille faire son portrait, rechigne un peu à l’idée mais finit par accepter. Il faut dire que, baroulaïres médusées, nous avions grimpé côte à côte le Caroux sous l’oeil stupéfié des mouflons et que cela scelle l’amitié ! Annie Fadat ! Un nom connu à Montpeyroux où elle est née dans une famille de vignerons aux vins désormais réputés et où d’aucuns furent assureurs, fabricants de « verdet » et même coiffeurs comme son père Léopold. Des vies rugueuses malgré les promesses du pampre précieux mais dont Annie s’éloigna en partant étudier à la fac des sciences de Montpellier avant de réaliser qu’elle en pinçait pour la géographie. Ce bafouillage universitaire la conduisit croix-rouge-2020pezenasdirectement à l’enseignement et jusqu’aux zones humides de Moselle d’où elle revint précipitamment avec la certitude que fille de Ré elle était et resterait.
Commence alors son parcours d’institutrice au soleil avec Lodève et son Sacré-Coeur argenté, Roqueredonde dont l’intérêt éveillé la rassure sur ce premier poste proposé par l’Education Nationale, Alignan-du-Vent et sa maternelle enchantée, Pézenas et son école primaire acidulée mais motivée, et dans laquelle viendront s’achever, avec un brin de nostalgie, ses trente-trois ans de carrière. Cependant, femme d’action à l’inénarrable générosité, Annie est prête à s’embarquer pour un nouvel engagement et intègre le cercle des bénévoles de l’action sociale de la Croix Rouge de Pézenas dont elle sera élue présidente quelques années plus tard. …/…
…/…Aujourd’hui, après huit ans de services passés à la tête de La Croix Rouge, l’heure est venue pour Annie d’abandonner la voie tracée car en 2021, elle ne se présentera pas pour un troisième mandat ; mais personne n’a encore osé se présenter sans doute impressionné par sa rayonnante personnalité. (extrait de l’article de Reine Serrano paru au bulletin juin 2020 – voir article in extenso ci-dessous)
 ADP Bulletin 93 Juin 2020 p22 Sur le chemin d’Annie Boullis par Reine Serrano

 

  •  Philippe CHARLEUX ou la voie du conte

Novembre flamboyait. Dans la salle des tapisseries du musée Vulliod-Saint-Germain on fêtait, en douceur et gaieté, la fin de l’exposition sur « les arts de la adp84-2018-p20charleuxtable » : Philippe Charleux, perché sur un tabouret, nous emportait de sa voix juste et ronde au pays de Daudet, de Garrigou et de Dom Balaguère ; et chacun des’allécher d’images piquantes, de vins gouleyants, de rôties et de carpes dorées. Un retour malicieux et sans artifice au péché de gourmandise ; un ravissement teinté d’innocence et qui nous assurait que le conte n’avait rien d’obsolète à l’ère des écrans et d’internet mais qu’il était, à jamais, arrimé à l’humanité ; d’ailleurs, dans les écoles appropriées, le succès croissant de l’apprentissage au métier de conteur le prouvait. Pourtant, venant de notre invité, un tel choix intriguait : pourquoi ce licencié en droit était-il entré dans la carrière artistique puis avait décidé, en 2004, de se consacrer tout entier à l’art modeste mais généreux de conter ? Un retour nostalgique à Homère et aux rapsodes de l’Odyssée ? Un souvenir bourguignon d’anciennes veillées autour des cheminées ? Un sens inné du phrasé et de l’éloquence ? ,- Non ! Simplement, à vingt ans, il avait pris conscience de ses goûts et de ses préférences. Il aimait la rigueur, le théâtre et la danse contemporaine, il se plia à leurs exigences avant de cofonder le Théâtrio-danse qui, à Pézenas où il s’était installé en 1979, allait faire sa renommée. Le modelage restait le mot qu’il préférait car, si le talent et la matière première lui avaient été donnés, il se devait de les affiner avant de les partager…/… (extrait de l’article de Reine Serrano paru au bulletin mars 2018 – voir article in extenso ci-dessous)

 

 ADP Bulletin 84 Mars2018 p20 Philippe Charleux par Reine Serrano

  •  L’oeuvre au rouge d’ELKE DAEMMRICH -  Atelier : 2, rue de la Rotonde 34290 Alignan-du-Vent

    04 30 72 35 14 – adressemail : elkedaemmrich@aol.com;  site : www.elkedaemmrich.com.
adp83-2017-12-p19-elke-daemmrichInutile de lui poser la question, son oeuvre flamboyant d’évidence : Elke Daemmrich ne croit pas à la mort de l’art qu’on nous prédit depuis des décennies. Pourquoi en serait-il autrement ? Sa foi en son talent d’artiste confine au sacerdoce, à la liaison fatale et à la maternité absolue et triomphale ; quant à ses peintures et à ses gravures souvent taguées des voluptés de la méditerranée, elles ont vite intéressé les galeries, les musées et de riches fondations. Rien d’étonnant à cela ! Son style sans mièvrerie, touffu et tout flammes mais au scalpel d’entomologiste, a de quoi exciter un oeil morne.C’est, en effet, par des couleurs violemment
saturées, des rouges claquant comme des oriflammes, des bleus qui sont des lames et les verts des acides adp83-2017-12-p19-elke-daemmrich(2)mordants qu’elle embrase nos langueurs ; c’est par des métissages de dessins et d’idées sophistiqués, des jeux de transparence et de reflets qu’elle incendie notre imaginaire ; c’est par des motifs savamment tissés débordant la toile ou le papier qu’elle gloutonne nos timidités. Que voulez-vous ? Elke Daemmrich n’a aucun goût pour la sobriété et le minimalisme, car à l’ascétisme, au vide et au presque rien, elle préfère l’abondance et le plein. Mais il ne faudrait pas se leurrer ! Si certaines de ses visions magnifient encore l’opulence, résonnent d’hymnes à la vie et aux délices ou palpitent d’humour comme une coquetterie dans l’oeil, elles ne renvoient plus à l’image de l’Eden perdu qu’elle avait entrevue. De subtils changements, prémices d’une sinistre métamorphose, sont venus corrompre l’atmosphère de liesse et de gaîté des premières créations : la profusion d’objets s’est faite étouffante; les aiguillons, les dards, les rostres des insectes plus agressifs ; les corridas plus sanglantes … Puis déferlèrent les guerres, la catastrophe de Fukushima, les attentats, et l’impérieuse nécessité de lutter contre ces sortes de société polluant la paix et tous nos rêves de ciel, de mer et de terre purs. Dès lors sans renier la couleur et la saveur de l’existence, Elke Daemmrich s’est mise à signer à l’acide son engagement et à déverser crûment dans ses eaux fortes principalement, ses lugubres séries d’oiseaux démembrés, de villes dévastées, d’humains sidérés, égarés, contaminés.C’est ainsi que l’artiste allemande, s’adonnant à la danse de l’Apocalypse et de la mort, est entrée, à son tour, en résistance.
(extrait de l’article de Reine Serrano paru au bulletin de décembre 2017 – voir article in extenso ci-dessous)

 ADP Bulletin 83 décembre 2017 p 19 Elke Daemmrich par Reine Serrano

  • JEAN-CHARLES DOMENS ou l’aria d’un éditeur

adp88-2019-03p20-domensadp88-2019-03p20-domens2La rencontre eut lieu selon le bon usage du who’s who‘s piscénois, aux éditions Domens , 22 rue Victor Hugo. Une porte qui résiste en tressaillant, un parfum oublié d’encre et de papier, un jardin de livres, de dessins et d’affiches fleurissant sur des étagères, et nous voici soudain revenus au temps, peut-être à jamais perdu, des pages pieusement feuilletées et des Lettres sublimées. C’est dans ce lieu même, sachant lustrer l’or vif de la mémoire, que Jean-Charles Domens, éditeur, reçoit une fois par mois, le vendredi, ses auteurs, ses lecteurs et les amis de Pézenas ou d’ailleurs. Un clin d’oeil subliminaire aux salons littéraires d’antan de la marquise de Lambert ou de Madame du Deffand ; une échappée belle autour d’un verre, mais sans affèterie, dans la poésie et la littérature d’aujourd’hui. Je le vois arriver du fond de l’atelier, la démarche souple presque féline, l’air un brin austère mais le regard pétillant. La poignée de main est ferme, le discours volontaire, la confidence mesurée mais laissant deviner qu’il aurait pu être médecin ou, pourquoi pas, sherpa si son goût pour les sciences et la varape l’avait rattrapé. Il se retrouva donc libraire, poursuivant sagement la saga des « Domens, imprimeurs ou libraires depuis 1880 », à l’exemple de son père, Henri, courtisant toute sa vie les,coulisses de l’esprit et du théâtre et qui lui apprit la typographie, les pleins et déliés des caractères, le style perlé et policé des nuanciers ; pourtant Jean- Charles ne fut jamais imprimeur abandonnant à son collaborateur le privilège de ce subtil savoir-faire. Huit ans après on le retrouve, ancré dans sa librairie et concoctant avec des amis (dont adp88-2019-03p20-domens4Paul Reynoird, Jacques Mathieu et Huguette Lapointe), à l’esprit aussi frondeur que lui, une revue satirique, Le adp88-2019-03p20-domens3Pavé, bardée d’illustrations et d’humour et qui allait cancaner pendant deux années au-dessus de la mêlée, combattre à fleurets mouchetés les vices cachés de la société et de quelques personnalités. Une tradition insolente et hardie des Domens et de leur imprimerie qui publièrent, jusqu’en 1972, Le Socialiste, journal d’opinion devenu, au cours du temps, Pézenas-hebdo. Par bonheur, le naufrage du Pavé ne plonge pas Jean-Charles dans l’obscure « mer de la tranquillité » mais réactive son clair désir d’éditer ; et le destin bientôt s’en mêle : Huguette Long- Lapointe, lâchée par son éditeur parisien, propose à notre libraire, qui toute sa vie s’est ébaudi des chansons de Boby et les connaît par coeur, l’édition de la biographie de son frère. Soutenu par les conseils chaleureux du fameux Edmond Charlot,Jean-Charles Domens accepte. Et le coup d’essai devient un coup de maître : la biographie de Boby Lapointe, qui atteint les cinq mille exemplaires, suscite l’enthousiasme des medias régionaux et l’intérêt des journaux nationaux vantant le contenu…/… (extrait de l’article de Reine Serrano paru au bulletin mars 2019 voir ci dessous article in extenso)

 

 ADP Bulletin 88 mars 2019 p20-21 Jean-Charles Domens ou l’aria d’un éditeur par Reine Serrano

 

  •  L‘art outsider ou insolite de KEBIR EDDOUBICH

paru dans ADP Bulletin 70 septembre 2014  p23

  • EMMANUEL FLIPO L’art comme réflexion

191207FLIPO-LOUISXIVll est libre, Emmanuel. Pas de réseau. Pas d’inféodation. Un créateur toujours en recherche personnelle, toujours en devenir. Les thèmes, les techniques, les supports, lesmatières, il les aborde en explorateur, il ouvre des voies. Cette impatience, cette effervescence lui vont si bienV! Emmanuel me rappelle le passé, sa formation, ses études artistiques à Toulouse et à Nice, il consent des maitres, Beuys, Mondrian, Bouguereau. Des influences acquises au cours de ses dix années newyorkaises et lors de ses nombreux voyages. Il aime l’Italie, le pays d’origine de sa famille, dont il s’inspire souvent, il évoque le land art qui lui a valu des performances à Nîmes, Bordeaux, Toulouse, Copenhague (COP 15)… Des expériences libératrices, un vécu qui a fait grandir le «VgaminV» – c’est ainsi qu’il se définit – et il ne se trouve pas si éloigné du jeune artiste et jeune père, ouvrant, à 28 ans, son atelier dans la boutique maternelle, rue de la Foire. Dans son atelier, Rue des Orfèvres, il y a abondance : polychromie et monochromie,collages, juxtapositions, compositions architecturales, cartographies imaginaires, majestueux formats, feuillets expérimentaux. Un savant mélange, une richesse qui attire et qui séduit. Flipo a deux sources essentielles d’inspiration, les personnages et l’architecture, qu’il interprète dans une ambivalence figuration-abstraction. La réalité alors devient autre. Quand l’oeuvre se disperse en déchirures, s’évade en matière érodée et fragile, elle atteint l’intemporel et l’universel. Ainsi l’évanescence des madones, ainsi les turbulences guerrières. Ainsi les visages entre ombre et lumière, les nus féminins anonymes et lointains. Ainsi les décors de théâtre et d’opéra où les traits d’un pinceau soulignent et affinent, où les flashs estompent et colorisent, où l’orthodoxie classique d’oeuvres architecturales est délicatement revisitée. …/… (extrait de l’article de Nicole Cordesse paru au bulletin décembre 2019 – voir article in extenso ci-dessous)

 

 ADP Bulletin 79-décembre 2016-p29 Emmanuel Flipo par NIcole Cordesse

  • Frédéric Gourdon émotion et partage

Frédéric GOURDON
Frédéric GOURDON
Arrivé à Pézenas en octobre 2010, le « nouveau »  directeur du service culturel inscrit peu à peu sa marque personnelle dans l’aventure collective de la culture et s’impose en douceur dans le paysage piscénois…
« l’important c’est le lien social, c’est prendre en compte toutes les composantes de la société….une mise en vie de la ville, du mieux possible, pour tout le monde »

 in extenso Article de Nicole Cordesse dans L’Ami de Pézenas décembre 2012 N°63 p17

 

  • OLIVIER LEBARON doubles impressions 

    www.lebarondepezenas.com. olivier@lebarondepezenas.com. 06 50 74 60 51
adp90è2019è09p23mebaron01« … une petite planète, patinée par le temps, lessivée par la pluie, sucrée de soleil et séchée par le vent…On lui fera la peau pour lui tirer son jus. Ce sera délicieux. Ce sera enivrant… » O.L.
Olivier Lebaron est un photographe-poète qui imprime autour de ses photos de la vigne et du raisin ses réflexions et ses méditations personnelles. Et c’est réussi ! Des vagabondages poétiques accompagnent ses promenades. Vagabondages au fil des saisons, qui prennent la brillance sucrée des raisins près de la vendange. Vagabondages du labeur comme, sur la terre aride, le cep soumis à la taille du paysan. Vagabondages du renouveau devant la verte promesse du printemps. De la taille à la vendange, il suit la végétation et quand les ceps se parent de grains translucides, il en fait surgir malicieusement un microcosme d’ombres et de lumières. Mais Olivier n’est pas seulement un contemplatif, il sait de quoi il parle. Il a taillé la vigne avec les vignerons, il participe chaque année aux vendanges, il foule le sol des caves viticoles. La adp90è2019è09p23mebaron02photographie, et l’écriture, il pratique depuis l’âge de 17 ans. Son oeil de photographe fixe l’instant sur les couleurs fugitives, sur les formes évolutives. Soumises au temps qui passe avec les saisons, le soleil, la pluie, les travaux saisonniers. C’est ce travail d’impressionniste qu’il a exposé avec succès récemment à l’Hôtel Flottes de Sébasan : « Terroirs d’impression », clichés sublimés, mats ou métalliques, imprimés sur toile, ou sur aluminium brossé. Olivier s’est installé il y a 15 ans à Pézenas, il a passé un master en communication et marketing à Montpellier. Après avoir lancé une boutique en ligne et créé un blog, il poursuit aujourd’hui son aventure auprès de syndicats viticoles et de vignerons en gérant leur communication sur internet – création de sites, réseaux sociaux, contenu éditorial, photo, video, drone. A l’heure où s’annoncent les nouvelles vendanges, il était juste de célébrer un passionné qui rend un hommage aussi sensible à la vie et au paysage viticoles, et donc au Languedoc…/…
(Extrait de l’article de Nicole Cordesse paru au bulletin septembre 2019 – voir article in extenso ci-dessous)

 ADP Bulletin 90 Septembre 2019 p23 Olivier Lebaron par Nicole Cordesse

  •  EVE LUCA ou le jeu des rêves de verre

adp72-2015-03-eve-luca01A voir les créations flamboyantes qui m’entourent, j’ai la certitude que l’artiste verrier qui me reçoit est à la fois peintre et sculpteur. Elle a d’ailleurs l’œil aigu et assuré de ceux qui savent créer sans être passés par les beaux arts ou les arts appliqués. Simplement, il y a vingt ans, étudiant la technique du fusing et du thermoformage auprès de Carlo Rocella, maître -verrier réputé, elle préféra le verre au médium de la pierre, de la toile et du papier .
C’est alors qu’elle composa son pseudonyme d’Eva Luca à partir de deux prénoms dont l’ étymon, comme le mélange de sable, de soude et de calcaire, réfléchit la vie et la lumière ; une symbolique éclairante pour une adp72-2015-03-eve-luca02femme exigeante qui n’hésite pas à privilégier, ô luxe suprême, le verre coloré et soufflé à la bouche de Saint-Just-Saint- Rambert, histoire de capter la magie de la mythique cristallerie, de se faire l’écho de Chagall et de Rouault, de caresser par la pensée, le verre bleu de Matisse si propice au silence de la Chapelle du Rosaire de Vence . Une invitation au sacré qu’elle sut gérer, il y a quelques années, quand elle réalisa les ornementations de plusieurs centres funéraires dont, à Grenoble, une fresque de 17 mètres de long renvoyant à l’emblème et à la douceur végétale de l’Eden ou, à Montpellier, des vitraux de petits et de grands formats inspirant la sérénité et ombrant d’un voile doré et bleuté la salle de cérémonie de Grammont et quelques-uns de ses salons.
adp72-2015-03-eve-luca03Mais occultant bientôt Thanatos pour la vie devant soi, Eva Luca continue sans tabous sa série de totems, invente des formes abstraites peignant ses voyages intérieurs , fabrique des objets décoratifs et des bijoux plein d’éclat, et à l’occasion participe à des expositions. « Banquise », l’exposition-vente de la Maison des Métiers d’Art arbore d’ailleurs, depuis Février, sa dernière œuvre design. Formée d’un ensemble de quatre panneaux translucides, elle se présente comme un puzzle de lames opalescentes et bleues dans lequel moutonnent des empâtements de verre couleur d’ambre et de palpitants faisceaux lumineux. De quoi réveiller la léthargie des piscénois qui n’ont parfois aucune idée de l’existence de son atelier pourtant classé l’an dernier « atelier d’art de France ». Alors en les attendant elle rêve aux expérimentations qu’elle fera, aux portes des grands marchés et des musées qu’elle ouvrira et à la fête qu’elle fera le jour où elle se retrouvera devant le « Dôme de lumière » de Narcissus Quagliata .
(extrait de l’article de Reine Serrano paru au bulletin mars 2015 – voir article in extenso ci-dessous)

 ADP Bulletin 72 mars 2015 p23 Eva LUCA par Reine Serrano3

 

 

 

 

 

J’ai la chance d’avoir, 8, rue du château, deux artistes pour voisins que j’aimerais vous faire connaître..
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Nicole Martin, réservée et mystérieuse, est partie d’un question simple : Comment fait-on un livre ? Et ce désir de produire un livre l’a conduite au dessin. Désir si fort qu’elle a recopié de bout en bout, au pinceau, le texte d’un ouvrage de Marcel Jouhandeau, Images de Paris, auquel elle a apporté des illustrations…./….

 

 

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Bernard Devaux est, lui aussi, passé par l’École des Beaux-Arts pour devenir peintre, sculpteur et architecte décorateur. Après son service militaire, il monte des scénographies pour les Charbonnages de France, aménage la “maison du Gabon” habitation expérimentale, puis un jardin suspendu au-dessus du Sénat. Vers 1960, il travaille pour le journal Elle, comme architecte décorateur. Parallèlement, il se livre, lui aussi, au dessin, à la peinture et à la sculpture. Il lui est d’ailleurs parfois reproché d’être peintre et sculpteur plutôt qu’architecte. Cela ne l’empêche pas, par exemple, de se charger de la partie technique pour les 1800 m2 du drugstore Saint-Lazare, la difficulté consistant à créer deux étages de sous-sol, alors que l’immeuble continuait à être habité…./…

 

 

  • Marie-Ange Mathieu  Pour que vive Platon ! par Nicole Cordesse 

mamathieu2014 Marie-Ange Matthieu est agrégée de philosophie et a fait l’essentiel de sa carrière de professeur au Lycée Jean Moulin de Béziers. Elle enseignait, entre autres philosophes, Platon, et elle décide un jour de le mettre en scène. On voit évidemment l’intérêt qu’on peut retirer d’une telle expérience ! Platon sorti de son statut livresque, ses idées devenues sonores, ses démonstrations plus percutantes. L’aventure s’est poursuivie après le lycée, quand les lycéens sont devenus étudiants. Et a continué ensuite avec des comédiens professionnels et la création de La Compagnie des Amis de Platon. Marie-Ange assure la mise en scène, son mari Jacques la communication, la technique et la gestion, l’objectif de ces amoureux de la philosophie étant « de rendre leur fraicheur et leur fécondité à des textes qui parlent des préoccupations qui sont toujours les nôtres ! »
La Compagnie des Amis de Platon
Les amis de PlatonL’aventure a commencé en 1984, suivie de nombreuses années de fidélité à la Grèce, aux philosophes athéniens Platon et Socrate, et aux fameux dialogues qui font les beaux jours des cours de philosophie … Depuis le 6 janvier et jusqu’au 10 avril 2014, Marie-Ange est en tournée, accompagnée de Jacques, son époux et de trois comédiens, Gérard Mascot, Olivier Cabassut, et Simon Guibert. Point de départ : 5 jours à Paris. Ce sont ensuite plus de 30 villes qui accueillent La Compagnie des Amis de Platon. Le 3 avril, « La République » de Platon sera jouée à L’Illustre Théâtre, partenaire de cette philosophique et hellénique aventure, mais aussi acteur, en la personne de son directeur qui s’entoure chaque soir du tribon de Socrate…./….

 Propos recueilli par N. Cordesse – Article in extenso dans le Bulletin  l’Ami de Pézenas Mars 2014

 

18 Janvier 2021 – Marie-Ange Mathieu nous a quittés cette semaine  – Marie-Ange Mathieu,  une amie des lettres , une amie de la littérature et du théâtre grec. Une amie discrète , pleine de charme , à l’apparence si fragile et tellement forte. Depuis 1984, elle a fait vivre la Compagnie des Amis de Platon avec, plus récemment , l’aide de la troupe de l’Illustre Théâtre de Pézenas auprès de plusieurs générations lycéens et dans toute la France . Plus de trente villes chaque année ont vu jouer les textes de Platon grâce à elle. Elle les adaptait, les mettait en scène tandis que Jacques, son époux pendant 62 ans, était à la régie. Leur fils Bernard est professeur d’Egyptologie à la faculté de Montpellier. Il est venu faire une conférence à Pézenas pour les Amis de Pézenas en janvier 2019.
Elle aimait à dire que le théâtre est une rencontre … et toutes ces rencontres nous ont tellement apporté !
Nous aimons à penser que là où elle est, elle discute avec Socrate sous l’œil de Platon tandis que Molière la félicite !
à Jacques , son époux à Bernard, Anne et Frédéric, sa famille, Toutes nos sincères condoléances .

 

 

  • BRUNO MENDOLA

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ADP Bulletin 91 Décembre 2019 p22-23 Bruno Mendola par Reine Serrano

Bruno Mendola ou l’art venu des pierres par Reine SERRANO
Avec son air de chérubin décomplexé, sa tignasse dorée, ses mains puissantes et burinées, nul doute qu’au Moyen Âge, à l’ère des cathédrales et du sacré, on l’eûtpris volontiers pour un « oeuvrier de Nostre Dame » ou un « ouvrier de Saint Pierre » ; on ne se fut guère trompé : Bruno Mendola est tailleur de pierres, et façonnerait encore si ses yeux n’avaient pas pris une retraite anticipée. Sculpter la pierre, le marbre, le basalte, le granit ou le calcaire coquillé…, un rêve d’artiste lové dans une tête d’écolier mais difficile à réaliser quand on a la « Dass » pour parent fortuné et une école vous poussant au diplôme de maçon qualifié ! Par chance, Bruno, d’origine sicilienne mais natif de Sanary, avait déjà le caractère bien trempé : il voulait buriner, ciseler et non pas, toute sa vie, maçonner. Alors, se mit-il à lorgner du côté des tailleurs de pierres capables de l’initier au métier légendaire , et bien qu’il ne fût pas apprenti-compagnon commença, à sa façon, un ersatz de tour de France. C’est ainsi qu’on va le retrouver auprès de maîtres exemplaires parcourant la Lozère, la Haute Loire et le Gard et maniant le ciseau et le marteau entre forteresses et châteaux, jardins et canaux ; plus tard il partira même pour Venise parfaire sa technique et ses connaissances du patrimoine européen.
mendola-bruno-bobylEn 1981, il s’installe à Pézenas , crée son entreprise et se taille une réputation à la mesure de son talent en rénovant, à tour de bras, des églises et des croix, des cheminées et des escaliers, des balustres et des fontaines . Notre tailleur de pierres, d’ailleurs, a de quoi, être fier ; partout, de Pézenas à Montpellier , des collines à la Méditerranée, on peut admirer de nobles demeures ou d’antiques monuments1 dont il a restauré l’architecture et les ornements de sorte que bon nombre de mascarons, fenêtres à meneaux, linteaux, rinceaux ou encorbellements de portes2 témoignent de son savoir pointu, efficace et discret.
Cependant Bruno Mendola n’est pas seulement expert en l’art de ravauder à l’identique les brisures du temps, il est aussi connu pour ses sculptures de héros hiératiques, de faunes joyeux ou grimaçants, de Vénus idylliques, de Bacchus hilarants. Des oeuvres originales et fortes sur lesquelles s’est posé le charme de la poésie, du mystère et des mythes et que l’on peut découvrir dans les allées de son jardin, au hasard des lieux publics ou sur les sentiers des vignes du côté de Montagnac.
Mais la statue la plus touchante pour l’âme piscénoise reste encore celle qui se trouve dans l’arrière-cour de la mairie de Pézenas et que l’artiste a créée en hommage à Boby Lapointe, l’enfant du pays : rassemblant avec ferveur tous les objets faisant allusion aux chansons du compositeur-chanteur, l’étonnant « Boby en vrac » a signé, avec éclat en 2012, l’entrée magistrale de Bruno Mendola dans le cercle lumineux des « Esprits des lieux » et des sculpteurs adoubés par la ville, les Jean- Antoine Injalbert, Charles-Romain Capellaro ou Ali Salem. (extrait de l’article de Reine Serrano paru au bulletin décembre 2019 )

 

  • COLETTE ROC boulangère piscénoise, ma cousine

adp75-2015-12-p20boulangerie-rocElle nous a quittés le 21 février dernier. Il y a dix ans elle avait retrouvé son amour de jeunesse dont certaines circonstances douloureuses et autres caprices amoureux l’avaient séparée. La vie n’est pas toujours tendre, hélas ! La maladie et son départ viennent de trancher définitivement ce qui aurait pu durer dans le bonheur enfin présent. Mon billet pour autant ne veut pas être triste. Cousines germaines toutes deux (son père Marceau Roc était le jeune frère de ma mère) nous avons grandi ensemble dans un cocon familial aimant. Nos deux mères : Marie Tessier-Roc pour elle, et Marcelle Roc- Donnadieu pour moi, s’entendaient à merveille. Nous avions des jouets identiques, nos vêtements de même tissu étaient confectionnés par Mme Marc (belle-mère d’André Belzon) avec beaucoup de soin et de goût. Qu’elles étaient belles les robes en organdi blanc, portées pour accueillir le Président de la République Albert Lebrun venu à Pézenas ! Placées au premier rang, il nous avait touché la main. Quelle fierté ! C’était juste avant la guerre de 40. D’autres, plus tristes celles-là, à petits carreaux noir et blanc, nous les avons portées aux décès d’Annie et Georgette, nos cousines, premières filles de Louis et André Vacassy. Notre régal : les jeudis après-midi au grangeot de Mamé Marie et papé Léon à jardiner, cueillir des cerises, des fleurs sauvages et poursuivre les tétards dans le ruisseau de l’Arnet. Notre plaisir du dimanche : aller au stade Louis Trigit applaudir et encourager tonton Louis, demi de mêlée du stade piscénois. Notre découverte : l’entrainement sur patins à roulettes entre les corbeilles de pain à la boulangerie de mamé dans les odeurs chaudes du pain frais, près de la porte Faugères. Tous ces souvenirs sont teintés de joie et de rires. Sans parler des après-midis dans le grenier chez moi au 35 cours Jean-Jaurès (là où se trouve actuellement l’opticien Mathieu), et les jeux improvisés sur le trottoir…/…
(extrait de l’article de Suzanne donnadieu paru au bulletin décembre 2015 – voir article in extenso ci-dessous)

 ADP Bulletin 75 décembre 2015 p20-21 Colette ROC par Suzanne Donnadieu

 

  • Yves Rouquette le Poète d’Oc par Nicole Cordesse 07-01-2015

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Yves Rouquette est décédé dimanche soir,  4 janvier 2015,  à 78 ans à son domicile de Camarés en Aveyron.
«Cathare né à Sète en 1936, ami du paléolithique Joseph Delteil, défenseur du Larzac, troubadour de la langue d’oc, conteur, traqueur d’insolite, guetteur de merveilleux, fou de gens, fou d’images, fou de lettres, beau parleur, ouvrier du verbe, poète- romancier- nouvelliste- homme de théâtre, littérateur généreux, fils, amant, père, travailleur d’utilité publique – c’est sa définition de l’écrivain – frondeur…et poète avant tout !»
(Auteurs en scène, Les Presses du Languedoc, 2004)
C’est un des plus grands écrivains et poètes occitans d’aujourd’hui qui vient de nous quitter. Yves Rouquette a publié de nombreux ouvrages en occitan et en français. La plupart de ses recueils poétiques sont en version bilingue. Quant il n’écrivait pas en occitan, Yves Rouquette racontait l’Occitanie, son histoire, ses légendes, ses croyances, sa terre, ses villes, ses habitants. La passion de la langue d’oc l’a conduit à traduire en occitan les œuvres d’écrivains tels que Valéry, Rimbaud, ou Proust…, pour « voir sa langue adopter les chefs d’œuvre d’ailleurs ».
Toujours prêt à la défendre, toujours prêt à l’exalter, le poète d’oc était venu parler de cette langue d’oc tant aimée dans le cadre des Rencontres Littéraires en octobre 2004. Avec son enthousiasme et sa drôlerie, dans la Salle Bonnafous sous le charme, il nous en avait fait goûter toutes les saveurs.
« La poésie fait partie de mon existence et c’est pour moi un travail d’utilité collective. C’est aussi un exercice spirituel, quelque chose qui me mène du côté de la prière, de la méditation, de la nuit obscure… La langue d’oc… je l’aime, c’est tout !»
Ayons une pensée pour Marie Rouanet, son épouse, rencontrée récemment lors de sa conférence sur le peintre Jean Hugo au Musée Paul-André Benoit (PAB) d’Alès.

 décès de Yves Rouquette – article de Nicole Cordesse 8-01-2015

  • Paul Selmer ou les trompettes de la renommée

Paul SELMER

Paul SELMER

Les piscénois en restaient cois: Paul Selmer, l’icône des bals populaires, allait donner le 6 janvier un concert de musique classique dans le  théâtre de Pézenas fraîchement restauré, là où précisément il avait débuté son apprentissage.
-«  Finies alors les fêtes,  les trompettes et les  jupettes ?» se  lamentaient déjà les fans.
La question méritait d’être tranchée. Rendez-vous fut donc pris avec l’étonnant chef d’orchestre osant braver les règles de la bienséance musicale, car dans ce milieu réglé comme du papier à musique, on n’aimait guère le mélange des genres, des portées et des notes.
Elle se rendit donc chez lui, accompagnée de Françoise, l’Amie de Pézenas  à la mémoire digne de Mnémosyne ; à deux, elles perceraient mieux les secrets d’un orchestre s’offrant à la métamorphose.
Paul Balsier, alias Paul Selmer, droit dans sa tête et dans ses bottes, est à l’image de sa réputation d’homme jovial mais tenace et combatif . Difficile alors de l’interrompre quand il se met à  retracer sa vie aspirée par la musique et inspirée, dès son enfance, par des fanfares défilant au parc sans souci. Mais à six ans, impossible d’apprendre à jouer du clairon ou de la trompette ! Depuis belle lurette, l’harmonie municipale dirigée par Louis Carayon avait rendu l’âme . Cependant, impressionné par l’entêtement du gamin et dix de ses  copains, tous curieux de cuivres et de musique, l’ancien fanfaroniste en chef accepte de la ressusciter. Commencent alors dans le vieux théâtre de Pézenas, sous les plâtres qui se délitent et l’embout de l’unique clairon passant de bouche en bouche, des répétitions à haut risque. Et c’est la révélation ! Il sera musicien et non courtier en vin comme le voudrait son père . Ensuite, tout fait boule de neige : la maîtrise du solfège et du trombone à coulisses grâce à Maurice Guérin ; les bœufs entre copains qui mûrissent ; la rencontre avec le blues et la musique de Chris Barber ; la première formation orchestrale s’inspirant du jazz New-Orleans et  dont il devient le chef parce qu’il est le seul dont les parents possèdent un téléphone…. Mais l’aventure tourne à l’échec.…
Orchestre de variétés Paul SELMER

Orchestre de variétés Paul SELMER

Qu’à cela ne tienne ! A dix-sept ans, la vie est encore devant soi et la ferveur toujours aussi fébrile ! Après une étude de marché digne d’une école de commerce, on se réoriente hardiment, car si la mode est aux chanteurs yéyé, la demande est  très forte en orchestres à danser. Le choix s’impose de lui-même malgré le père de Paul, violoniste à ses heures et conseiller musical avisé, qui doute de la réussite et ne veut pas qu’on associe son nom à la nouvelle formation.
L’orchestre de variété s’appellera donc Selmer du nom de la célèbre marque française de saxophones, clarinettes et becs, laquelle est au saxophone Mark VI ce que Stradivarius est au violon ; quant au prénom, on prendra celui de Paul pour éviter la confusion avec Henri, clarinettiste réputé et fondateur, en 1885, de la Maison Selmer. L’ autorisation de celle-ci est déjà dans la poche et avec elle, l’obligation morale de l’excellence. Le public, qui ne s’en laisse pas facilement compter, adoubera l’orchestre et pendant quarante ans le fera voler de succès en de succès .
Aujourd’hui, l’ensemble régional, qui est passé de sept à vingt-six membres et qui s’est enrichi de danseuses et de chanteurs de qualité, s’est lancé un nouveau défi :
Quatuor Classique Paul SELMER

Quatuor Classique Paul SELMER

Faire interpréter les plus beaux airs classiques par les musiciens de l’orchestre dont personne n’a jamais su qu’ils avaient été primés au conservatoire, une manière discrète et généreuse d’honorer leur savoir et leurs médailles.
C’est ainsi que les solistes concernés Patrice Poret, François Diaz, Franck Lopez ou Nicolas Sanchez  peuvent  désormais à leur guise, le maestro dans les coulisses, jouer du Bach ou du Mozart dans les théâtres ou les églises, de quoi donner envie de retourner à la messe..
Mais rassurez-vous les filles ! Le reste de l’année, Paul Selmer continuera à vous faire rêver car avec lui, « jupe froissée «  ou « cheveux décoiffés », vous serez toujours les plus belles pour aller danser . « Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer ! »
                                                       Reine Serrano

 

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  • François Siffre faïencier stylé du « Vieux Montpellier » par Reine Serrano

faiencefsiffre Article L’Ami de Pézenas n°67 décembre 2013 p23